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Tag: ACTA

ALERTE CITOYENNE: NON À ACTA STOP AU KRAKEN

by on oct.09, 2010, under ACTA/HADOPI/LOPPSI

Une animation infographique pour expliquer les dangers démesurés du traité ACTA envers un Internet libre et ouvert. Mobilisons-nous avant que le Net ne soit verrouillé, filtré, censuré !


[faites tourner] ALERTE CITOYENNE: NON À ACTA STOP AU KRAKEN
envoyé par partipirate. – L'actualité du moment en vidéo.

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ACTA : le texte intégral révélé par la Quadrature du Net

by on mar.23, 2010, under ACTA/HADOPI/LOPPSI

C’est une première. La Quadrature du Net vient de publier une version consolidée (.pdf) de l’ensemble de l’ACTA, le l’accord commercial anti-contrefaçon dont le contenu intégral était encore secret. Le document de 56 pages est une version de travail datée du 28 janvier 2010, donc issue du 7ème round de négociation à Mexico, celui qui précède le prochain qui aura lieu du 12 au 16 avril en Nouvelle-Zélande.

Son contenu n’est donc pas définitif ni officiel, mais il reflète « l’état actuel des négociations » et permet de vérifier ce que prévoyait exactement l’accord lors du dernier tour de table. Cette semaine à Bruxelles, la Commission Européenne a assuré que l’ACTA ne changerait rien au droit européen, en particulier sur le régime juridique des intermédiaires techniques dans l’environnement numérique.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
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Les 5 gus sortent du garage pour débattre de l’ACTA avec Bercy

by on mar.18, 2010, under ACTA/HADOPI/LOPPSI

C’est dire le chemin parcouru. Il y a tout juste un an, le cabinet de Christine Albanel qualifiait de « cinq gus dans un garage qui font des mails à la chaîne » les membres de la Quadrature du Net, lorsqu’ils s’opposaient au projet de loi création et internet sur la riposte graduée. Précédemment, la ministre de la Culture elle-même avait estimé que seuls des « groupuscules » s’opposaient à l’Hadopi.

Mais ce jeudi, la Quadrature du Net qui a démontré depuis tout le poids qu’elle était capable d’avoir sera à l’invitation de Bercy aux côtés d’Act-Up et de l’APRIL pour rencontrer la direction générale du trésor et de la politique économique, et débattre de l’accord ACTA sur la lutte contre la contrefaçon.

« Act Up-Paris, April et la Quadrature du Net dénoncent cet accord négocié dans la plus grand opacité et les menaces globales qu’il fait peser sur l’accès aux médicaments, le logiciel libre, et les libertés individuelles sur Internet« , indiquent les trois associations dans un communiqué commun. Elles souhaitent demander au gouvernement qu’il accepte la publication des documents en cours de négociation, et obtenir des réponses précises aux questions suivantes :

  • La France compte-t-elle cautionner un accord qui fera peser une responsabilité accrue sur les intermédiaires techniques de l’Internet pour la transmission et le stockage d’œuvres par leurs utilisateurs ?
  • La France acceptera-t-elle un accord qui entravera la recherche, bloquera la production ou la circulation des génériques et renforcera le pouvoir accordé aux douanes, autorisant la saisie de médicaments à destination des pays en développement dans le pays où ils sont en transit et brevetés ?
  • La France compte-t-elle accepter de généraliser, en durcissant leur protection juridique, les DRM, ces menottes numériques entravant la concurrence, l’interopérabilité et le développement du logiciel libre, alors que l’on attend toujours l’étude d’impact de la loi DADVSI ?

Toujours en cours de négociation, probablement au moins jusqu’à 2011, l’ACTA a déjà reçu du plomb dans l’aile. Plusieurs pays ont fait savoir qu’il n’était pas question que l’ACTA change quoi que ce soit à leur législation nationale, et dernièrement le Parlement Européen a démontré sa détermination à ne pas laisser la Commission signer n’importe quel accord et le mettre devant le fait accompli. Hier, le ministre britannique de la propriété intellectuelle David Lamy a soutenu la proposition des eurodéputés de faire toute la transparence sur le traité. Ca n’est cependant pas le cas des Etats-Unis, dont le président Barack Obama fait de l’ACTA une question  prioritaire dans sa stratégie industrielle nationale.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
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Le gouvernement parle (timidement) du traité ACTA

by on fév.15, 2010, under ACTA/HADOPI/LOPPSI

Le gouvernement commence timidement à évoquer le traité ACTA dans ses publications officielles. Il ne s’agit sûrement pas de dévoiler l’ensemble des chapitres du traité anti-counterfeiting trade agreement (ACTA) ou accord commercial anticontrefaçon (ACAC), mais d’en présenter les plus jolies facettes.

Acta ? Il s’agit d’un traité dont les premières ébauches remontent à 2008 et le signe caractéristique est l’absence absolue de transparence. Une stratégie qui évite le Vietnam de l’amendement 138 ou d’HADOPI. Négocié en secret, sans aucun contrôle démocratique, ce document vise notamment à unifier l’action des douanes, mais aussi les réponses aux échanges illicites en ligne en s’appuyant sur le filtrage, le blocage voire la riposte graduée. Ce traité reposerait sur un accord volontaire entre les intermédiaires techniques, FAI en tête, et les titulaires de droit. Un volontariat négocié avec un couteau sur la carotide puisque selon certaines sources, ces intermédiaires pourraient voir leur responsabilité plus facilement engagée en cas d’hébergement ou de transport de contenus illicites.

Le dernier round de négociation s’est achevé à Mexico fin janvier alors qu’en Europe, le Parlement tentait de calmer les inquiétudes en jouant sur les mots : « ACTA ne doit pas contenir de mesures restreignant l’accès des utilisateurs finaux d’Internet qui ne seraient pas appropriées, proportionnées et nécessaires dans une société démocratique et sans procédure préalable, équitable et impartiale »

Quid de la France ? Dans une réponse au député Marc Le Fur qui se demandait quels étaient les efforts de la France pour lutter contre les contrefaçons galopantes, le ministre du Budget explique que « la lutte contre la contrefaçon a constitué un axe principal de la présidence française de l’Union européenne, au cours de laquelle a été défini un plan d’action douanier européen visant à lutter contre les violations de droit de propriété intellectuelle pour la période 2009-2012. De fait, la lutte contre les contrefaçons dangereuses, la criminalité organisée, la mondialisation de la contrefaçon et la vente de contrefaçons sur Internet constituent les quatre axes stratégiques pour lesquels les douanes de l’UE doivent renforcer leurs contrôles ». Ainsi, alors que la France était enlisée dans les débats sur Hadopi, elle définissait en même temps le plan européen qui comprend le chapitre ACTA pour les années 2009-2012.

Sur le copyright, le ministre se félicite d’ailleurs que la France soutienne « activement l’initiative conjointe des États-Unis et du Japon en matière de renforcement du cadre juridique international de protection des droits de propriété intellectuelle. À ce titre, elle participe aux négociations du traité « anti-counterfeiting » trade agreement (ACTA) ou accord commercial anti-contrefaçon (ACAC) qui réunissent actuellement l’UE et dix-neuf États autour du Japon et des États-Unis ».

Le ministre ne fait pas dans le détail, se contentant de considérations généralistes sans crever l’abcès des inquiétudes : « ACTA a pour objectif (…) d’assurer à l’ensemble des acteurs impliqués la mise en place d’outils juridiques appropriés pour défendre les droits de propriété intellectuelle en tenant compte des évolutions du trafic international de contrefaçon et des activités criminelles qui y sont liées. Ainsi, ACTA en englobant l’ensemble des aspects de la lutte contre la contrefaçon (mesures civiles, mesures pénales, coopération internationale, Internet, etc.), traitera des différentes questions d’application de la protection des droits de propriété intellectuelle soulevées par les États ne disposant pas de cadre juridique national ou devant l’améliorer ». Des affirmations qui ne devraient pas satisfaire les parlementaires comme Nicolas Dupont-Aignan qui a déjà interpellé le gouvernement sur le contenu exact du traité.

Combler les législations boiteuses ou améliorer celles qui sont déjà armées avec une trousse à outils uniformisée de sanctions civiles et pénales, négociées hors des micros, hors caméra, hors stylo, voilà donc Acta. En attendant d’en savoir plus, des organisations comme l’EFF ou la Quadrature du Net s’inquiètent du sort de la neutralité des réseaux, des droits et libertés des individus dans cet univers cadenassé.

Le prochain round de négociation aura lieu en Nouvelle-Zélande en avril et le texte est attendu pour la fin 2010.

Rédigée par Marc Rees le lundi 15 février 2010 à 16h37

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