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Sondages de Elysée : une association anticorruption porte plainte.

by on fév.12, 2010, under Politique

L’association Anticor a déposé une plainte visant Publifact, signataire d’une convention avec la présidence de la République pour la fourniture d’études d’opinion.

Photo  d'archives. (Reuters)

Photo d’archives. (Reuters)

L’association Anticor a porté plainte contre X à Paris pour délit de favoritisme après que la Cour des comptes eut révélé que l’Elysée a passé une convention sans appel d’offres avec le cabinet de Patrick Buisson pour la fourniture de sondages, a-t-on appris jeudi 11 février auprès de l’avocat.
Anticor, dont le président d’honneur est le juge Eric Halphen, a porté plainte mercredi à Paris pour « délit de favoritisme », un délit passible de deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende, a précisé Me Jérôme Karsenti, avocat d’Anticor.

Respect de la concurrence ?

Cette plainte contre X vise Publifact, le cabinet de l’ancien journaliste Patrick Buisson, qui a passé une convention le 1er juin 2007 avec la présidence de la République pour la fourniture d’études d’opinion, pour un coût total avoisinant 1,5 million d’euros sous la forme de « près de 130 factures », selon le récépissé de la plainte, consulté par l’AFP.
C’est la Cour des comptes qui avait mis au jour en juillet 2009 cette convention, passée, selon elle, sans qu’ »aucune des possibilités offertes par le code des marchés publics pour respecter les règles de la mise en concurrence (…) n’ait été appliquée ».

Une commission d’enquête tronquée

Dans son rapport de contrôle des comptes et de la gestion des services de l’Elysée en 2008, remis à Nicolas Sarkozy le 15 juillet 2009, la Cour épinglait par ailleurs une série de 15 études d’opinion publiées dans la presse, et facturées également à l’Elysée par le cabinet de conseil de Patrick Buisson. « On pouvait, dès lors, s’interroger sur l’utilité de ces dépenses », relevait la Cour des comptes.
Ce rapport avait amené le Parti socialiste à demander la création d’une commission d’enquête. Les députés PS ont finalement renoncé le 26 janvier, dénonçant le fait que l’UMP ait « tronqué » son champ d’investigation en excluant explicitement les dépenses de l’Elysée.

(Nouvelobs.com avec AFP)

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Flattr : Un pirate veut rémunérer les créateurs

by on fév.11, 2010, under Droit d'auteur

par Erwan Cario

Le grand principe de Flattr

Peter Sunde, alias Brokep, alias monsieur le co-fondateur de The Pirate Bay, vient de lancer la phase de test de Flattr, un système de micro-paiement social destiné à faciliter le financement en ligne de la création. Pas vraiment un lancement en grande pompe, une seule petite phrase, « This is #flattr », balancée sur Twitter, pour faire découvrir une vidéo très didactique (en anglais).

Le principe : chaque utilisateur de Flattr paie une somme fixe chaque mois, par exemple 3 euros. Lorsqu’il surfe, sur un blog, sur le site d’un musicien ou sur la galerie d’un photographe, il peut cliquer sur un bouton Flattr s’il veut donner une part de sa contribution. Ce bouton apparaîtrait de la même manière que les bouton Digg, Twitter ou Facebook qui sont presque partout aujourd’hui sur le net. A la fin du mois, si l’internaute a cliqué 10 fois sur un bouton Flattr, chaque créateur recevra un dixième du montant. 30 centimes avec notre exemple. La vidéo explicative (ci-dessous) se conclue par : « Ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières ».

Le concept de Flattr ne sort pas de nulle part. Il directement inspiré par l’idée du mécénat global (voir Wikipédia) imaginé par Francis Muguet et Richard Stallman. Seule différence, dans le cadre du mécénat global, le prélèvement mensuel est fixe et obligatoire. Reste à savoir si un système basé sur le volontariat pourra fonctionner à grande échelle. Il faut un début à tout.

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ACTA : le traité secret qui pourrait changer la face d’internet

by on fév.01, 2010, under ACTA/HADOPI/LOPPSI

Ecrit le 20 janvier 2010 par Fabrice Epelboin

Traité ACTA

Si le traité ACTA venait à être appliqué, l’internet tel qu’on le connait aujourd’hui serait radicalement changé. Le traité renforce de façon démesurée le pouvoir du copyright (ou du droit d’auteur, en l’occurrence la différence est insignifiante), forcera les fournisseurs de services sur internet à faire la police du copyright, rendant du même coup l’hébergement de contenus générés par les utilisateurs impossible à assumer financièrement, il mettra en place des sanctions pour les utilisateurs violant le copyright, comme de leur couper l’accès à l’internet après trois avertissements, et exigera que les supports informatiques soient inspectés aux frontières (disques dur, lecteurs mp3, etc.). Ceux qui contiendraient des fichiers copyrightés téléchargés de façon illégale seraient détruits, et leur possesseurs se verraient infliger une amende.

Parmi les informations qui ont fuité du traité ACTA – toujours en négociation -, on trouve aussi la possibilité pour les ayants droits d’accéder aux informations personnelles d’un internaute, suspecté d’avoir téléchargé un contenu copyrighté, sans avoir besoin de recourir à un juge. En bref, Hadopi, à coté, ce n’est pas grand chose, mais c’est un bon début.

Les négociations autour du traité ACTA se font en dehors de tout cadre, aucune organisation internationale comme l’OMC ne les supervise. Elles ont commencé en 2006 entre les USA, la Commission Européenne, la Suisse et le Japon. Depuis, l’Australie, le Canada, l’Union Européenne, la Jordanie, le Mexique, le Maroc, la Nouvelle Zélande, la Corée, Singapour et les Emirats Arabes Unis se sont joints aux négociations.

Ce traité est négocié dans le plus grand secret, mais en mai 2008, Wikileaks.org a publié un document en révélant de nombreux éléments. C’est plus récemment que l’opinion publique a été alertée, grâce à l’EFF dans un premier temps, puis à ReadWriteWeb US en fin d’année dernière.

Beaucoup d’analystes en France voient le couple Hadopi/Loppsi comme un premier pas dans la mise en application du traité ACTA. Les récentes loi impactant l’usage de l’internet en Espagne et en Italie font penser que c’est une partie de l’Europe qui est en train de mettre en application ce traité, avant même qu’il soit signé.

Mais comme le montre les dernières évolutions législatives concernant Internet en Italie, ce n’est pas seulement le téléchargement ‘pirate’ qui est visé par ACTA, mais bien l’ensemble du web 2.0 et de la capacité qu’a donné l’internet à tous de s’exprimer (sans même parler du logiciel libre, nous reviendrons sur ce point ultérieurement). L’obligation faite aux services ‘web 2.0? de faire la police obligerait de facto la plupart des plateformes de blog à fermer, tout comme les autres sites proposant d’héberger gratuitement les contenus des internautes.

La pression monte pour plus de transparence

Le traité ACTA a donné lieu a 6 réunions de négociation jusqu’ici, une septième se tient à la fin de ce mois à Mexico. Chose étonnante, la pression semble avoir au moins eu un effet : la transparence est enfin à l’ordre du jour.

Google, qui s’est engagé pour la Net Neutrality et ne voit pas d’un bon œil le traité ACTA, a organisé une table ronde la semaine dernière à Washington D.C. pour débattre du projet de traité.

Le débat qui s’est tenu lors de cette table ronde a été particulièrement intéressant et agité. Réunissant des représentants des lobbies et des partisans des libertés numériques, les échanges ont été vifs, et ont portés sur l’aspect législatif, l’économie, les problèmes éthiques soulevés par le traité ACTA, mais surtout sur la transparence, demandée à corps et à cri par tous (ou presque).

Le représentant des lobbies, Steven Metalitz (avocat de la MPAA et de la RIAA), a longuement défendu le traité et la nécessité du secret de sa négociation. Une position difficile mais on ne peut que saluer l’effort de dialogue. Pour lui, le secret est une condition nécessaire à la négociation avec les pays étrangers (entendez, entre autre, l’Europe, qui semble être en train, dans certains de ses pays membres, de le mettre en application).

L’autre point défendu par Metalitz frise le ridicule quand il affirme que le traité ne nécessitera pas que les lois des pays signataires soient changées. En effet, dans la mesure où les points du traité font d’ors et déjà l’objet de loi telles qu’Hadopi et Loppsi (ou celle de l’économie durable en Espagne), on peut imaginer que d’ici à la signature du traité, les lois nécessaires à son application soient déjà en place.

En France, ACTA n’a fait l’objet de quasiment aucun article dans la presse officielle, et des sources nous ont fait savoir que le sujet était carrément censuré dans certaines rédactions. Aucun groupe parlementaire n’a demandé la moindre commission d’enquête : circulez, il n’y a rien à voir.

Si vous parlez anglais, trouvez une heure et demie pour regarder cette vidéo, c’est l’avenir de l’internet qui se joue, et plus largement celui de la liberté d’expression.

Google / ACTA

A votre bon cœur messieurs dames…

Sans Wikileaks, ce traité serait encore à ce jour secret, nous ôtant la possibilité de comprendre ce qui se trame réellement en France, en Espagne, et en Italie en ce moment. Si vous aussi vous pensez que le rôle joué par Wikileaks est essentiel pour la démocratie, faites un don, ils ont besoin de notre soutien. Vous pouvez également adresser vos don à La Quadrature du Net, qui joue un rôle indispensable pour la défense des citoyens face à ACTA auprès, entre autre, de la Commission Européenne.

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Ejaculations féminines et petits seins bannis du net australien ?

by on jan.28, 2010, under Sexy

Société 2.0 -

Parce qu’ils ne recevront plus de classification officielle des autorités australiennes, les images pornographiques montrant des éjaculations féminines ou des poitrines de trop petites tailles seront désormais bannies sur Internet, et sujettes au filtrage.

Le Parti du Sexe Australien (si si, ça existe) est inquiet et en colère. Selon lui, les censeurs du gouvernement fédéral ont ordonné aux douanes de confisquer les vidéos pornographiques qui montrent un orgasme féminin, lorsqu’il est accompagné d’une éjaculation féminine. Pire, le Bureau des Classifications refuserait désormais de classifier les films avec des éjaculations féminines, ce qui a pour effet direct d’en faire des vidéos bannies sur Internet.

En effet, les lois australiennes qui sont considérées comme les plus liberticides du monde occidental en matière de liberté d’expression et de communication, n’autorisent pas la diffusion ou l’importation de vidéos non classifiées en Australie. Ainsi lorsque ces vidéos sont produites ou diffusées dans le pays, les autorités envoient un ordre de retrait du contenu aux hébergeurs. Et lorsqu’elles sont diffusées sur des sites étrangers, ces sites sont ajoutés à la liste noire des sites à bloquer par les FAI australiens, de sorte qu’ils deviennent inaccessibles (en théorie, puisqu’en pratique les filtres sont facilement contournés).

Plus choquant peut-être, le Bureau des Classifications Australien aurait également banni les vidéos et les photographies de femmes nues, lorsque leurs seins sont jugés trop petits. Dans l’esprit du BCA, la femme qui a un bonnet A ne peut être un objet de fantasmes que pour les pédophiles. Ou en tout cas, il serait trop difficile de savoir si la femme représentée est ou non majeure. Le célèbre producteur Larry Flint aurait ainsi vu plusieurs publications de son groupe Hustler bannies en Australie, parce que les poitrines de ses modèles n’étaient pas assez opulantes.

L’histoire ne dit pas si les hommes à petit sexe qui pratiquent l’épilation intégrale sont aussi concernés par la censure.

Quant à l’éjaculation féminine, c’est aussi un problème de santé publique que de considérer comme le BCA qu’il s’agit d’une image « exécrable » de la femme. Dans un article passionnant publié sur Rue89 à propos du point G, l’educatrice sexuelle Tiphaine Besnard nous apprenait en effet récemment que l’éjaculat était « un agent protecteur pour l’urètre contre les effets agressifs de l’urine« , et que « l’inhibition de l’éjaculation chez les femmes (lorsque le liquide remonte dans la vessie selon le processus appelé éjaculation rétrograde) est favorable au développement d’infections« .

« La moitié des visites chez le gynécologue sont à attribuer à des maladies de type infections vaginales dans un contexte social où l’éjaculation des femmes est dévalorisée, voire méconnue« , précisait même Tiphaine Besnard.

Bannir ou guérir, il faut choisir.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
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